Quelles sont les meilleures croquettes pour chat en 2026 ?

meilleures croquettes pour chat en 2026

En résumé (TL;DR) – En 2026, les meilleures croquettes pour chat sont celles qui affichent au moins 40 % de protéines animales identifiées, un RPC supérieur à 105 g/Mcal pour un chat stérilisé, et moins de 25 % de glucides. Notre palmarès 2026 place Ziggy et Caats en tête sur le plan nutritionnel, Franklin comme meilleure alternative premium, Ultra Premium Direct comme meilleur rapport qualité/prix, Orijen pour les chats très actifs et Edgard & Cooper comme entrée de gamme accessible. Aucune marque de supermarché (Whiskas, Purina One, Felix) ne figure dans ce comparatif : leur composition ne répond pas aux critères d’un vétérinaire nutritionniste.

Quelles sont les meilleures croquettes pour chat en 2026 ?

Choisir les bonnes croquettes pour son chat, c’est l’une des décisions les plus importantes qu’un propriétaire puisse prendre pour la santé de son animal. Pourtant, face aux centaines de références disponibles, les emballages colorés et les promesses marketing rendent le choix franchement difficile.

Ce guide comparatif fait le point sur les meilleures croquettes pour chat en 2026 : palmarès des marques, décryptage des étiquettes, critères selon le profil de votre félin, et les pièges à éviter absolument. Tout ce que nous présentons ici s’appuie sur des données nutritionnelles réelles, pas sur des budgets publicitaires.


Notre palmarès 2026 des meilleures croquettes pour chat

Voici notre sélection des 6 marques qui ressortent le mieux de notre test croquettes chat 2026, évaluées sur leurs compositions réelles, leur RPC, leur RPP et les retours de vétérinaires nutritionnistes.

Tableau comparatif rapide

MarqueProtéinesGlucidesRPC (stérilisé)Prix/kgNote globale
Ziggy~44 %~24 %~116 g/Mcal~13 €/kg⭐⭐⭐⭐⭐
Caats~41 %~21,5 %~110 g/Mcal~10 €/kg⭐⭐⭐⭐⭐
Franklin~43 %~21,7 %~119 g/Mcal~10–11,5 €/kg⭐⭐⭐⭐½
Ultra Premium Direct~43 %~23 %~111 g/Mcal~6–10 €/kg⭐⭐⭐⭐½
Orijen~40 %~20 %~100 g/Mcal~14–16 €/kg⭐⭐⭐⭐
Edgard & Cooper~30–32 %~28–30 %~85–90 g/Mcal~8–10 €/kg⭐⭐⭐

Données issues des compositions officielles et des analyses nutritionnelles disponibles en 2025–2026. Les valeurs peuvent varier selon la recette exacte.


Ziggy – La référence vétérinaire made in France

Ziggy est une marque bordelaise fondée en 2018, dont les recettes sont formulées sous la supervision du Dr Géraldine Blanchard, vétérinaire spécialisée en nutrition animale. C’est l’une des rares marques françaises à afficher cette caution scientifique de façon transparente.

Points forts :

  • 44 % de protéines, dont 80 % d’origine animale (poulet frais, abats nobles comme le cœur et le foie)
  • RPP de 57 – l’un des plus élevés du marché, signe d’une excellente qualité de protéines
  • RPC autour de 116 g/Mcal pour la gamme stérilisé, bien au-dessus du seuil recommandé de 105
  • Fabrication 100 % française, viandes françaises à plus de 95 %
  • Sans colorants ni conservateurs artificiels

Points faibles :

  • Prix élevé (~13 €/kg), le plus cher de notre sélection
  • Gamme moins large que certains concurrents

Profil idéal : Chat adulte stérilisé ou d’intérieur, propriétaire qui privilégie la qualité nutritionnelle sans compromis.


Caats – Le sur-mesure vétérinaire

Caats a été fondée par le Dr Jean-Marc Denoun, vétérinaire. La marque propose des formules personnalisées selon le profil de chaque chat : âge, poids, mode de vie, état de stérilisation. Fabriquée en Vendée, elle mise sur la transparence totale de la composition.

Points forts :

  • 41 % de protéines avec saumon frais en premier ingrédient (selon la recette)
  • RPC de 110 g/Mcal – idéal pour un chat stérilisé
  • RPP de 41, signe d’une bonne qualité protéique (seuil recommandé : > 35)
  • Glucides très bas (~21,5 %), l’un des meilleurs de notre comparatif
  • Approche personnalisée : la formule s’adapte au profil exact de votre chat

Points faibles :

  • Prix autour de 10 €/kg (hors offres d’essai)
  • Disponible principalement en ligne, pas en animalerie physique

Profil idéal : Chat stérilisé, en surpoids ou avec des besoins spécifiques ; propriétaire qui veut une alimentation vraiment adaptée à son animal.


Franklin Pet Food – La premium sans céréales

Franklin est une marque spécialisée dans l’alimentation naturelle pour chiens et chats. Ses recettes sont simples, lisibles, riches en viande de qualité et sans céréales. La recette Poulet-Courge-Cranberry pour chat stérilisé est l’une des mieux notées de notre comparatif croquettes chat.

Points forts :

  • 43 % de protéines, RPC de 119 g/Mcal – le meilleur de notre sélection sur ce critère
  • RPP de ~54 : qualité protéique excellente, juste derrière Ziggy
  • Glucides maîtrisés (~21,7 %) et phosphore bas (0,8 %), protecteur pour les reins
  • 6 % de fibres (courge, cranberry) : excellent pour le transit et la satiété
  • Rapport Ca/P de 1,25 : équilibré et sûr

Points faibles :

  • Prix dans la moyenne haute (10–11,5 €/kg)
  • Moins de recettes disponibles que certains concurrents

Profil idéal : Chat adulte stérilisé ou en légère surcharge pondérale, propriétaire cherchant une composition ultra-lisible et premium.


Ultra Premium Direct – Le meilleur rapport qualité/prix

Fondée en 2014, Ultra Premium Direct est une marque française qui vend en direct, sans intermédiaire. C’est ce modèle qui lui permet de proposer des recettes haut de gamme à un prix nettement inférieur à la concurrence.

Points forts :

  • 43 % de protéines, RPC de 111 g/Mcal – très bon pour un chat stérilisé
  • Prix imbattable : à partir de ~6 €/kg en grand format avec abonnement
  • Recette globalement bien équilibrée, sans céréales
  • Large gamme (adulte, stérilisé, chaton, senior, sensible)

Points faibles :

  • Pas de viande fraîche dans certaines recettes (farines de viande uniquement)
  • Taux de cendres légèrement élevé (~9 %) selon certaines analyses
  • Glucides un peu plus élevés (~23 %) que Caats ou Franklin

Profil idéal : Chat adulte stérilisé ou d’intérieur, propriétaire avec un budget maîtrisé qui ne veut pas sacrifier la qualité.


Orijen – La référence internationale sans céréales

Orijen est une marque canadienne (groupe Champion Petfoods) reconnue mondialement pour ses formules très riches en ingrédients animaux. La recette Original Cat contient poulet, dinde, hareng, merlu, abats et œufs – une composition impressionnante sur le papier.

Points forts :

  • ~40 % de protéines avec une grande diversité de sources animales
  • Sans céréales, avec un taux de glucides autour de 20 % – l’un des plus bas du marché
  • Bons apports en taurine (0,2 %), oméga-3 (1 %) et oméga-6 (3,1 %)
  • Rapport Ca/P de 1,4/1,1 : équilibré

Points faibles :

  • Lipides élevés (~20 %) : peut ne pas convenir aux chats stérilisés sédentaires ou en surpoids
  • Densité énergétique très haute (~4 160 kcal/kg) : les portions doivent être ajustées avec précision
  • Une partie des protéines provient de légumineuses (lentilles, pois), pas uniquement de la viande
  • Prix élevé (~14–16 €/kg)

Profil idéal : Chat actif, entier ou de grande race (Maine Coon, Bengal), avec un appétit robuste et un poids stable.


Edgard & Cooper – L’accessible avec des limites

Edgard & Cooper est une marque belge bien connue pour ses emballages colorés et ses arguments marketing autour du bien-être animal. Elle affiche 50 à 60 % de viande fraîche sur l’emballage – ce qui semble impressionnant – mais les chiffres réels de composition sont plus nuancés.

Points forts :

  • Viande ou poisson frais en premier ingrédient (poulet, saumon, dinde)
  • Sans céréales dans la plupart des recettes
  • Bonne appétence, souvent bien acceptée par les chats difficiles
  • Disponible en animalerie et en grande surface spécialisée

Points faibles :

  • Protéines à ~30–32 % seulement : en dessous des standards premium
  • Présence importante de protéines végétales (pois, pommes de terre) qui gonflent le taux affiché
  • Glucides plus élevés (~28–30 %) malgré l’argument « sans céréales »
  • RPC estimé à 85–90 g/Mcal : insuffisant pour un chat stérilisé selon les recommandations vétérinaires

Profil idéal : Chat adulte entier et actif, propriétaire qui cherche une bonne croquette pour chat accessible en magasin physique, sans exigences nutritionnelles très poussées.


Comment lire la composition d’une croquette

Comment lire la composition d'une croquette

C’est la compétence la plus utile qu’un propriétaire de chat puisse acquérir. Une étiquette bien lue vaut mieux que n’importe quel classement.

La teneur en protéines animales

Les ingrédients sont listés par ordre décroissant de poids. Si vous lisez « poulet déshydraté » ou « saumon frais » en premier, c’est bon signe. Si vous voyez « maïs », « blé » ou « farine de sous-produits de volaille » en tête de liste, passez votre chemin.

Ce qu’il faut viser :

  • Minimum 35 % de protéines brutes, idéalement 40–44 %
  • Source animale clairement nommée : « poulet », « saumon », « dinde » – pas juste « viande »
  • Présence de taurine et d’arginine (acides aminés essentiels que le chat ne peut pas synthétiser seul)

La formule RPP (Rapport Protido-Phosphorique) créée par le Dr Sébastien Lefebvre permet d’évaluer la qualité des protéines :

RPP = % protéines ÷ % phosphore

Un RPP supérieur à 35 indique de bonnes protéines. Ziggy affiche 57, Franklin 54, Caats 41. Les croquettes bas de gamme descendent souvent en dessous de 25.

Le taux de glucides : l’ennemi caché

Le taux de glucides n’est jamais obligatoire sur l’étiquette – et c’est bien pratique pour les fabricants de croquettes médiocres. Pour le calculer vous-même :

Glucides = 100 − protéines − lipides − fibres − cendres − humidité

Le chat est un carnivore strict. Son métabolisme n’a aucun besoin de glucides : il produit son glucose par néoglucogenèse. Un excès de glucides favorise l’obésité, le diabète et les troubles digestifs.

Objectif : moins de 25 % de glucides, idéalement sous 22 %.

Le rapport protido-calorique (RPC)

Le RPC est l’indicateur le plus fiable pour comparer deux croquettes. Il mesure la quantité réelle de protéines pour 1 000 kcal ingérées – ce qui corrige les biais liés aux densités énergétiques différentes.

RPC = (% protéines ÷ densité énergétique en kcal/100 g) × 1 000

Repères pratiques :

  • Chat adulte stérilisé ou d’intérieur : RPC > 105 g/Mcal
  • Chat entier et actif : RPC > 75 g/Mcal
  • Chat senior : RPC > 95 g/Mcal (protéines maintenues, phosphore réduit)

Les ingrédients à éviter

Certains ingrédients sont des signaux d’alarme immédiats :

  • Colorants artificiels (E102, E110, E124…) : inutiles, potentiellement irritants
  • « Sous-produits de volaille » sans précision : peut désigner des plumes, des pattes, des becs
  • Sucre, sirop de glucose : aucun intérêt nutritionnel, parfois ajouté pour l’appétence
  • BHA, BHT, éthoxyquine : conservateurs controversés
  • Céréales en excès (maïs, blé, soja en tête de liste) : signe d’une formule low-cost
  • Propylène glycol : humectant interdit dans les aliments pour chats en Europe depuis 2001, mais à surveiller sur les produits importés

Les critères essentiels pour bien choisir

Selon l’âge du chat

Chaton (0–12 mois, jusqu’à 18 mois pour les grandes races) : Le chaton a des besoins énergétiques très élevés. Il lui faut des croquettes riches en protéines ET en lipides (15–25 %), avec des croquettes de petite taille adaptées à sa mâchoire. Les formules pour chatons sont aussi plus riches en DHA (acide gras essentiel pour le développement cérébral). Ne donnez jamais de croquettes pour chat adulte à un chaton.

Chat adulte (1–7 ans) : C’est la période de stabilité. Visez les critères standards : 40 %+ de protéines animales, glucides < 25 %, RPC > 75 g/Mcal (ou > 105 s’il est stérilisé). Deux repas par jour plutôt qu’une gamelle toujours pleine.

Chat senior (à partir de 8 ans) : Le chat âgé a besoin de maintenir sa masse musculaire tout en réduisant les apports en phosphore (pour préserver les reins). Choisissez des croquettes avec un RPC élevé mais un taux de phosphore modéré (< 0,8 %). Les lipides peuvent être légèrement réduits si le chat est sédentaire.

Selon le mode de vie : intérieur, stérilisé, actif

Chat stérilisé ou d’intérieur : C’est le profil le plus courant en France – environ 80 à 85 % des chats domestiques sont stérilisés. La stérilisation réduit les besoins énergétiques de 20 à 30 % mais augmente l’appétit. Le risque principal : l’obésité et les troubles urinaires.

Critères prioritaires :

  • RPC > 105 g/Mcal pour préserver la masse musculaire
  • Glucides < 22 % pour prévenir la prise de poids
  • Phosphore < 1 % pour protéger les reins
  • Fibres suffisantes (4–6 %) pour la satiété

Chat actif ou extérieur : Il dépense plus d’énergie. Il peut tolérer des lipides plus élevés (15–20 %) et une densité calorique plus importante. Orijen convient bien à ce profil.

Chat d’appartement sédentaire : Réduire la densité calorique, augmenter les fibres, maintenir les protéines hautes. Franklin et Caats sont bien adaptés.

Selon les problèmes de santé

Certaines pathologies nécessitent une alimentation spécifique, toujours prescrite par un vétérinaire :

Problème de santéCritère cléMarques adaptées
Insuffisance rénalePhosphore très bas (< 0,6 %), protéines modéréesGammes vétérinaires (Hill’s k/d, Royal Canin Renal)
DiabèteGlucides < 15 %, protéines élevéesCaats, Ziggy, Franklin
ObésitéRPC élevé, lipides < 12 %, fibres > 6 %Gammes « light » des marques premium
Problèmes urinaires (FLUTD)Magnésium < 0,1 %, humidification accruePâtée + croquettes premium, eau abondante
Allergie alimentaireProtéine unique (monoprotéine), sans glutenRecettes « novel protein » (canard, cerf, lapin)

Les pièges marketing à éviter

L’industrie de la petfood est experte en communication. Voici les pièges les plus courants que nous avons identifiés dans notre test croquettes chat.

Les images trompeuses

Un emballage avec une belle photo de saumon entier ou de blanc de poulet ne garantit rien sur la quantité réelle de cet ingrédient dans la recette. Un fabricant peut légalement mettre une image de saumon alors que le produit n’en contient que 4 %.

La règle : ignorez les visuels, lisez la liste des ingrédients. Si le saumon n’est pas dans les trois premiers ingrédients, il est présent en quantité anecdotique.

Les allégations santé non prouvées

« Réduit les visites chez le vétérinaire », « améliore la brillance du pelage en 30 jours », « prévient les calculs urinaires »… Ces formulations sont du marketing pur. Aucune croquette vendue en grande surface n’a fait l’objet d’essais cliniques rigoureux prouvant ces effets.

Les seules allégations légitimes sont celles des aliments diététiques vétérinaires (avec mention AAFCO ou FEDIAF), prescrits par un vétérinaire pour une pathologie diagnostiquée.

Le piège du prix au kilo

Une croquette à 3 €/kg semble 4 fois moins chère qu’une croquette à 12 €/kg. Mais ce calcul ignore deux réalités :

  1. La densité nutritionnelle : une croquette premium de qualité se donne en plus petite quantité (les protéines de haute qualité sont mieux assimilées, les selles sont moins volumineuses, la satiété est meilleure).
  2. Le coût de santé différé : une alimentation médiocre sur 10 ans peut générer des problèmes rénaux, du diabète ou de l’obésité – dont le traitement coûte infiniment plus cher que la différence de prix entre deux sacs de croquettes.

Autres pièges courants :

  • « Sans céréales » : ne signifie pas automatiquement moins de glucides (les pois, lentilles et pommes de terre les remplacent souvent)
  • « Naturel » ou « premium » : termes non réglementés, utilisables par n’importe quelle marque
  • « Validé par des vétérinaires » : sans précision sur le type de validation, cette mention ne veut rien dire
  • « Made in France » : peut désigner uniquement le conditionnement, pas la fabrication des ingrédients

Croquettes vs autres alimentations

Les croquettes ne sont pas la seule option. Voici un tour d’horizon honnête des alternatives.

La bi-nutrition

La bi-nutrition consiste à combiner croquettes et pâtée au quotidien. C’est l’approche que recommandent de nombreux vétérinaires, notamment pour les chats qui boivent peu.

Avantages :

  • La pâtée apporte 70–80 % d’humidité, ce qui réduit le risque de troubles urinaires
  • Meilleure appétence pour les chats difficiles
  • Variété des textures et des saveurs

Inconvénients :

  • Dosage plus complexe : il faut calculer les apports des deux aliments pour éviter les excès caloriques
  • Coût plus élevé qu’une alimentation exclusivement en croquettes
  • Conservation de la pâtée entamée limitée à 24–48 h au réfrigérateur

Le BARF et la ration ménagère

Le BARF (Biologically Appropriate Raw Food) est une alimentation à base de viande crue, os charnus, abats et légumes. La ration ménagère est sa version cuite.

Avantages potentiels :

  • Aliments peu transformés, appétence très élevée
  • Contrôle total des ingrédients

Inconvénients sérieux :

  • Risque de déséquilibre nutritionnel élevé si la ration n’est pas formulée par un vétérinaire nutritionniste
  • Risques sanitaires liés aux bactéries (Salmonella, Listeria) et aux parasites dans la viande crue
  • Temps de préparation important, coût non négligeable
  • Fortement déconseillé pour les chatons, les chats immunodéprimés, les seniors et les femelles gestantes

Si vous souhaitez tenter le BARF ou la ration ménagère, consultez impérativement un vétérinaire nutritionniste avant de commencer. Une ration mal équilibrée peut provoquer des carences graves en quelques mois.

La pâtée seule

Une alimentation 100 % pâtée est possible et même recommandée dans certains cas (chats avec problèmes urinaires, chats très peu buveurs, chats âgés avec appétit diminué).

Points de vigilance :

  • Vérifiez que la pâtée est « complète » (mention obligatoire sur l’étiquette) et non « complémentaire »
  • Les pâtées d’entrée de gamme contiennent souvent beaucoup d’eau et peu de protéines de qualité
  • Coût plus élevé qu’une alimentation en croquettes pour un apport nutritionnel équivalent
  • Risque de tartre dentaire plus élevé qu’avec des croquettes

Comment réussir la transition alimentaire

Changer les croquettes de son chat brutalement, c’est le meilleur moyen de déclencher une grève de la faim ou des troubles digestifs. Le chat est un animal néophobe : il se méfie de tout ce qui est nouveau.

La règle d’or : 10 à 14 jours de transition progressive.

Voici le protocole recommandé par les vétérinaires :

JoursAncienne croquetteNouvelle croquette
Jours 1–375 %25 %
Jours 4–650 %50 %
Jours 7–925 %75 %
Jours 10–140 %100 %

Conseils pratiques :

  • Pour un chat très difficile, allongez chaque étape de 2–3 jours supplémentaires
  • Si votre chat refuse catégoriquement, essayez de chauffer légèrement les nouvelles croquettes (30 secondes au micro-ondes avec un peu d’eau tiède) pour en libérer les arômes
  • Ne mélangez jamais les croquettes avec de la pâtée pour « masquer » le changement : vous risquez de créer une aversion alimentaire pour la pâtée
  • En cas de vomissements répétés, diarrhée persistante ou refus total d’alimentation au-delà de 48 h, consultez votre vétérinaire

Cas particuliers :

  • Chat senior : allongez la transition à 3 semaines minimum, son système digestif est plus sensible
  • Chat avec maladie rénale : la transition doit être supervisée par un vétérinaire, car un changement trop rapide peut déstabiliser l’équilibre métabolique
  • Chaton : plus adaptable, mais respectez quand même les 10 jours pour éviter les diarrhées

L’avis des vétérinaires nutritionnistes

Les vétérinaires spécialisés en nutrition animale sont unanimes sur plusieurs points fondamentaux.

Sur la composition :

« Le premier ingrédient doit toujours être une source de protéines animales clairement identifiée. Un chat ne peut pas synthétiser la taurine ni l’arginine : si ces acides aminés ne viennent pas de la viande, ils doivent être ajoutés artificiellement – et c’est moins efficace. »

Sur les glucides :

« Le chat n’a pas de besoin nutritionnel en glucides. Son foie manque de glucokinase, l’enzyme qui régule la glycémie après un repas riche en amidon. À long terme, un excès de glucides favorise l’insulinorésistance et le diabète de type 2. »

Sur le RPC :

« Comparer deux croquettes uniquement sur leur pourcentage de protéines, c’est comme comparer deux voitures sur leur vitesse de pointe sans regarder la consommation. Le RPC donne une image réelle de ce que le chat ingère réellement en protéines pour chaque calorie consommée. »

Sur les marques vétérinaires « classiques » : Les grandes marques vétérinaires comme Hill’s et Royal Canin ont leur place dans des contextes médicaux précis (insuffisance rénale, diabète, obésité sévère). Mais pour un chat en bonne santé, leurs formules standard ne se distinguent pas nutritionnellement des meilleures marques premium indépendantes – et coûtent souvent plus cher.

Sur l’hydratation : Le chat est physiologiquement peu porté à boire. Dans la nature, il tire 70 % de son eau de ses proies. Une alimentation exclusivement en croquettes sèches impose donc de surveiller l’hydratation et d’envisager la bi-nutrition ou une fontaine à eau pour stimuler la consommation.

Sur le « sans céréales » :

« Le sans céréales est devenu un argument marketing plus qu’une garantie nutritionnelle. Ce qui compte, c’est le taux de glucides total et la qualité des protéines – pas la présence ou l’absence de blé. Une croquette sans céréales mais bourrée de pois et de pommes de terre peut avoir plus de glucides qu’une croquette avec du riz complet. »


FAQ – Vos questions les plus fréquentes

Quelle est la meilleure croquette pour chat stérilisé ?

Pour un chat stérilisé, les critères prioritaires sont un RPC supérieur à 105 g/Mcal, des glucides inférieurs à 22 % et un phosphore contrôlé (< 1 %). En 2026, Ziggy, Caats et Franklin répondent le mieux à ces critères. Ultra Premium Direct est le meilleur choix si le budget est une contrainte.

Les croquettes sans céréales sont-elles vraiment meilleures ?

Pas automatiquement. L’absence de céréales ne garantit pas un faible taux de glucides : les légumineuses (pois, lentilles) et les tubercules (pomme de terre, tapioca) les remplacent souvent. Ce qui compte, c’est le taux de glucides calculé et la qualité des protéines, pas la mention « sans céréales » sur l’emballage.

Combien de croquettes donner à mon chat par jour ?

La quantité dépend du poids, de l’âge, du niveau d’activité et de la densité calorique des croquettes. En général, un chat adulte stérilisé de 4 kg a besoin d’environ 50–60 g de croquettes premium par jour. Référez-vous toujours au tableau de ration du fabricant et ajustez selon l’évolution du poids de votre chat. Pesez les croquettes avec une balance de cuisine : « un petit bol » peut varier du simple au double selon la personne qui remplit.

Mon chat refuse les nouvelles croquettes. Que faire ?

C’est normal : le chat est néophobe par nature. Respectez une transition progressive sur 10–14 jours. Si le refus persiste, essayez de chauffer légèrement les nouvelles croquettes pour libérer leurs arômes, ou ajoutez quelques gouttes de bouillon de poulet sans sel. Si votre chat ne mange plus du tout pendant plus de 48 heures, consultez un vétérinaire : la lipidose hépatique (foie gras du chat) peut se développer rapidement en cas de jeûne prolongé.

Peut-on mélanger croquettes et pâtée tous les jours ?

Oui, c’est même recommandé par de nombreux vétérinaires (bi-nutrition). La pâtée apporte l’hydratation que les croquettes ne fournissent pas. L’important est de calculer les apports des deux aliments pour ne pas dépasser la ration calorique quotidienne. Une règle simple : si vous donnez de la pâtée le matin, réduisez la ration de croquettes du soir en proportion.


Sources utiles

Auteur/autrice

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *